Burkina

Artiste : Sialoxy

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Burkina Faso
2019

Biographie :

Sialoxy, un artiste … une histoire

1990 (Ghana)

Ouineyolsia Emmanuel SIA est son nom à l’Etat civil. Il es plus connu dans le milieu artistique sous le sobriquet SIALOXY. Un pseudonyme, empreint de son patronyme (SIA) et la bouffée d’oxygène qu’il véhicule à travers son art. Né le 31 décembre 1990 à Elmina, une ville à côté de la Cap Coast, dans le Sud du Ghana, Ouineyolsia qui signie en français « grâce divine » a été élevé par sa mère ghanéenne, une princesse de la famille royale d’Elmina. Il ne verra son père, originaire de la région du Centre-Sud dans la province du Nahouri, que quelques années après, lorsque ce dernier vivant en Côte d’Ivoire est rentré en 1996 au Ghana pour mieux faire connaissance avec son fils.

1997 (Côte d’Ivoire)

Le petit Ouineyolsia se sépare de sa tendre mère pour désormais vivre avec père dans la Lagune Ebrié en transitant par Ouagadougou. Entre les études primaires et la chorale de l’église, Ouineyolsia découvre si vite le chemin de son destin. Influencé en partie par son père, musicien-flûtiste amateur de l’église protestante, le jeune Ouineyolsia est vite initié naturellement à la percussion (le Goumbé). Autodidacte, déterminé et très passionné, il développe ses aptitudes artistiques tout en laissant paraître son désir de faire carrière dans la musique. Malgré la fleur de l’âge, Ouineyolsia qui partage son quotidien entre étude, la musique et la danse, est contraint de regagner le Burkina Faso en 2002, au moment où la Côte d’Ivoire plongeait dans une page sombre de son histoire, la crise ivoiro-ivoirienne.

2002 (Burkina Faso)

Accueilli chez sa tante à Ouagadougou, le jeune homme trouve un environnement sain et paisible pour mieux aiguiser son art en intégrant la chorale protestante où il fit la connaissance d’autres jeunes passionnés de son âge. Il ne manquait de revenir rendre visite son géniteur à Abidjan, toutes les vacances.

2006

2006, il monte son groupe de rap « TNTK » dans le quartier Tampouy et prend part aux Sound système, aux concours de rap, aux clashes et autres freestyle hip hop. Au grand concours de break dance dénommé « All flowz », il y participe au nom de son lycée « Marien N’Gouabi ». Ouineyolsia entre individuellement pour la première fois en studio en 2010 et en ressort avec une œuvre composée de quatre (4) titres mais en freestyle. Une année plus tard, toujours avec ses coéquipiers du TNTK, ils tentent ensemble un album de douze (12) titres chez ADISKA mais ce chef d’œuvre collectif ne verra pourtant pas le jour.

2014

De fil à aiguille, Ouineyolsia se démarque et se verra proposé une production par Edoé Mensah sous le label « MV Production ». C’est une œuvre de six (6) titres enregistrée entre Ouagadougou et Lomé qui passera encore une deuxième fois inaperçue des mélomanes.

2015

Sans jamais se découragé, le jeune artiste toujours en quête de succès décide de repartir se former non plus à la rue mais dans un centre spécialisé, à l’INAFAC en 2015. Il est inscrit en section Arts Plastique et au bout de trois (3) ans de formation, il est sanctionné d’un Brevet Professionnel de Technicien (BPT), l’équivalant d’un Bac+2 dans le cursus universitaire. Outre ce parchemin, Sialoxy est également diplômé d’un Brevet d’Etude du Premier Cycle (2009) et d’un Brevet de Qualification Professionnel (BQP) en art plastique en 2016.

2017

Par le biais de son ami Wince, un camarade de l’INAFAC et du musicien-instrumentiste Bernard Yaméogo, Sialoxy fit la connaissance d’un jeune entrepreneur culturel Issa Guipo qui vient juste de lancer sa structure de production discographique et de l’audiovisuel « W Production ». Tombé sous le charme du jeune chanteur, M. Guipo qui vit à New-York (Etats-Unis d’Amérique) décide de produire l’artiste avec un contrat d’artiste professionnel.

2019

Alors, l’année 2019 accueillera le véritable premier album professionnel de Sialoxy sous le couvert de W Production. Une œuvre de douze (12) titres qui explore un univers musical assez métissé dont il est difficile de la ranger dans un seul genre musical. Sialoxy a dans son odyssée, intériorisé plusieurs langues parlées, donc plusieurs cultures, toute chose qui détermine naturellement son identité musicale panafricaniste.  Auteur compositeur interprète et percussionniste qui exploite la musique moderne teintée du folklore, le polyglotte au timbre bien ouvert qui s’inspire des sommités du monde musical à savoir Jaco Banks, Corneille, James Brown, Lokua Kanza, Richard Bona, Georges Ouédraogo, Victor Dèmè entres autres propose dans son nouvel opus, une musique du monde. Dans cette trouvaille artistique entièrement enregistrée en live au studio « Mitkiéta », a eu recours à plusieurs expertises musicales, des célébrités bien connues du monde artistique burkinabè. Il s’agit de Bernard Yameogo (batterie), Grégoire Yanogo (Basse), Job Zida (Guitare), etc.

Parlant le français, l’anglais, le nankana, le N’fanti (Sud du Ghana), le mooré et djoula, il va juste dépeindre les faits de la vie dans les dernières langues citées.

En attendant la sortie officielle de l’œuvre qu’il a baptisée « Ouineyolsia », l’artiste partage son temps entre musique, enseignement des arts plastiques au Creuset, à Emana confection et les dessins d’illustrations au Bourgeon.

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